Alexis Choplain

Hydroscope

© Jeanne Dubois Pacquet

Une création originale ]interstice[1000.

du 4 au 21 décembre

du mercredi au dimanche | de 17h à 21h

Une installation qui mobilise le son et la lumière pour produire un ensemble de phénomènes optiques et sonores autour de l’eau. 

C’est une quête d’ordre électrique qui débute à l’irisation de la peau aux instants électrostatiques, au faisceau vert de l’oscilloscope voyageant vers l’anode dévié sur la redondance de la fréquence. Une vision des propagations d’ondes électroniques à travers la vibrance des diodes, des oscillations qui capturent les tableaux aquatiques immobiles s’enchaînant sans que l’œil ne puisse en saisir les intervalles.
Pressurisée de part et d’autre de la structure, l’eau transite dans l’espace et mémorise le signal sculpté par le moteur de synthèse. La relation de l’eau avec le front des ondes pulsées par la membrane se devine pour enfin arracher le signal hors de sa piste en cuivre.

Hydroscope est le résultat d’un travail de recherche débuté en 2015. Ce processus, qui a donné forme corps à plusieurs installations trouve ici sa forme finale en synthétisant l’ensemble des découvertes faites autour de l’association de deux matériaux antagonistes, l’eau et l’électricité.
L’aspect expérimental d’Hydroscope témoigne d’un apprentissage autonome fait d’essais-erreurs au cours du temps, tant sur le plan électronique qu’hydraulique. Le phénomène mis en jeu, basé sur l’eau et les propriétés vibratoires du son se déploie ici à partir d’éléments techniques simples laissés en partie visibles : chacun d’entre eux effectue des actions élémentaires mais produisent paradoxalement un panel d’évènements inexplicables une fois agencés : exprimer ce contraste demeure essentiel pour l’artiste, qui cherche à produire l’innatendu en combinant l’existant, de diverses manière.

Production Station Mir
Soutiens : Oblique/s et la DRAC Normandie

Ayant fait de l’électricité le matériau principal de ses créations, Alexis Choplain explore une forme de poésie machinique visant l’altération de notre perception usuelle des choses. Diplômé de l’École Supérieure des Arts Visuels de Mons en 2017, il s’installe en Creuse puis à Caen où il poursuit ses recherches autour du sonore, l’électronique analogique et numérique, l’eau et également l’image.

Dans ses projets, le son est utilisé comme matériau permettant une exploration de la matière, de l’espace et du phénomène électrique au sens large, au travers de vibrations à la fois sonores et mécaniques. Outils indispensables à ses recherches, les synthétiseurs qu’il construit depuis 2019 occupent différentes places au sein de ses installations en manifestant, de multiples manières, l’ensemble des chorégraphies électriques qui font la trame de ses projets

It’s an electrical quest that begins with the iridescence of skin at electrostatic moments, with the green beam of the oscilloscope traveling towards the anode diverted by frequency redundancy. A vision of electronic wave propagations through the vibrancy of diodes, oscillations that capture motionless aquatic tableaux following one another without the eye being able to grasp the intervals.
Pressurized on both sides of the structure, the water transits through space, memorizing the signal sculpted by the synthesis engine. The water’s relationship with the wavefront pulsed by the membrane is revealed, and finally the signal is plucked from its copper track.

Hydroscope is the result of a research project begun in 2015. This process, which has given shape to several installations, finds its final form here, synthesizing all the discoveries made around the association of two antagonistic materials, water and electricity.
The experimental aspect of Hydroscope bears witness to an autonomous learning process of trial-and-error over time, in terms of both electronics and hydraulics. The phenomena at play, based on water and the vibratory properties of sound, unfold here from simple technical elements left partly visible: each of them performs elementary actions, but paradoxically produce a range of events that are inexplicable once arranged: expressing this contrast remains essential for the artist, who seeks to produce the unexpected by combining the existing, in various ways.

Having made electricity the main material of his creations, Alexis Choplain explores a form of machinic poetry aimed at altering our usual perception of things. After graduating from the École Supérieure des Arts Visuels de Mons in 2017, he moved to Creuse and then Caen, where he continues his research into sound, analog and digital electronics, water and image.

In his projects, sound is used as a material to explore matter, space and electrical phenomena in the broadest sense, through vibrations that are both sonic and mechanical. As essential tools in his research, the synthesizers he has been building since 2019 occupy different positions within his installations, manifesting in a variety of ways all the electrical choreographies that form the fabric of his projects.

Écuries Lorge10